Anthony Seddiki : le Brunoyen vient en aide au personnel hospitalier depuis chez lui !

3 questions à : 

Anthony Seddiki, technicien itinérant dans l’industrie du packaging menait une vie tout à fait banale jusqu’à ce qu’il se blesse à moto il y a deux semaines. Alors, depuis chez lui et au vu des circonstances, il s’imagine pouvoir aider à lutter contre le COVID-19. Aujourd’hui, le Brunoyen de 35 ans nous raconte comment il aide chaque jour le personnel hospitalier, avec ses petits moyens et une grosse pincée de solidarité. Un exemple à suivre ! 

 

Comment arrive-t-on à l’idée de créer des masques afin de protéger le personnel hospitalier? 

Je me suis blessé il y a deux semaines, j’ai eu du temps pour réfléchir. Alors quand j’ai vu la situation à l’extérieur et surtout le manque de moyen pour le personnel hospitalier, j’ai directement eu envie de les aider. C’est en allant sur des groupes Facebook que j’ai trouvé la solution : une technique de fabrication de masque via une impression 3D. Je me suis renseigné et j’ai décidé de me lancer lorsque qu’une amie qui travaille dans une clinique du Val d’Yerres m’a dit qu’ils étaient en pénurie de masques chirurgicaux. J’utilisais déjà les imprimantes 3D pour mon travail ou pour réaliser des pièces pour ma moto moins chères que dans le commerce.” 

  

Comment vous organisez-vous pour produire ces masques protecteurs ? 

Chaque jour, je reproduis des masques grâce au fichier d’impression que j’avais trouvé sur le groupe Facebook. La phase d’impression est très longue puisque pour un masque il me faut 2h puis environ 10 minutes de montage. Quand je me suis lancé, j’arrivais à en faire 5 par jour, aujourd’hui je parviens à en produire une dizaine. J’aimerais en faire plus, mais je manque de moyen mais les gens se sont mobilisés sur Facebook pour me fournir en visières de protection et en élastiques. Un docteur de Brunoyen vient ensuite les chercher pour faire le relais avec les hôpitaux dans le besoin.”

 

Quels sont vos projets pour les semaines à venir? 

J’aimerais pouvoir fabriquer plus de masque pour en faire bénéficier plus de monde car le personnel soignant manque cruellement de moyen. Mais je n’ai pas assez d’imprimante et j’ai le même problème avec la visserie, les magasins étant fermés je n’en ai pas suffisamment pour en faire plus. J’ai été contacté par le centre hospitalier Sud francilien situé à Corbeil-Essonne, j’espère pouvoir les aider rapidement comme je le fais avec l’hôpital privé Claude Galien. Mais je ne me décourage pas car mes premiers masques ont été testé puis utilisés en service réanimation, c’est une fierté pour moi.”

 

 

 

Une grande mobilisation autour du projet du jeune homme s’est mise en place sur Facebook, des Brunoyens participent désormais à l’initiative, vous pouvez faire de même et lui apporter votre soutien sur ce groupe. L’idée d’Anthony aura également permis de donner l’envie à de nombreux français de se lancer dans la réalisation de masque depuis chez eux.

Propos recueillis le vendredi 20 mars. 

 

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